Nouveaux secteurs d’activités

Comme évoqué dans les précédentes sections, nous vivons une période de transition importante. On estime qu’avec les technologies actuelles, la moitié des activités professionnelles pourrait être théoriquement automatisables. En réalité, le coût d’une telle transformation est trop important pour être mis en place. Cependant des questions se posent : comment nos emplois vont-ils évoluer, et y aura-t-il suffisamment d’emplois pour tout le monde ?


L’émergence de nouveaux secteurs d’activité

Avec le développement de nouvelles technologies, on voit apparaître des emplois qui n’existaient pas il y a quelques années : tous les métiers en lien avec l’informatique, le digital… Plus généralement tous les métiers qui permettent le développement ou le déploiement de nouvelles technologies. De plus la majorité des activités professionnelles qui existent aujourd’hui sont bouleversées par l’utilisation du digital. Les entreprises sont obligées de s’adapter aux nouveaux profils des consommateurs : les gens achètent de plus en plus en ligne, cherchent des produits personnalisés… Tout doit être adapté : le marketing, la logistique, les vendeurs…

Voici une courte vidéo réalisée par le McKinsey Global Insitute sur le sujet :


Une nouvelle répartition des emplois

Grâce à l’émergence de ces nouveaux marchés, on estime à 250-280 millions le nombre d’emplois qui pourrait être créé dans les années à venir. Dans les secteurs de la santé et de l’éducation, on estime à 60-85 millions le nombre de nouveaux emplois grâce aux nouvelles technologies. Les progrès de l’intelligence artificielle dans la médecine va générer de nouveaux métiers, à cheval entre la médecine et l’ingénierie afin de maîtriser à la fois la technologie mais aussi la santé. Le domaine de l’enseignement quant à lui est également impacté : il faudra former des gens à ces nouveaux métiers.

Le vieillissement de la population joue également un rôle très important dans cette évolution : en 2030, on comptera au minimum 300 millions de personnes supplémentaires âgées de plus de 65 ans. La consommation changeant avec l’âge, il faudra pouvoir répondre aux besoins de ces personnes en terme de médecine, d’aide à domicile, d’auxiliaires de vie… Sans oublier l’aide des technologies de suivi de traitement, de détection de chutes… Cela pourrait créer entre 50 et 85 millions d’emplois dans le monde.


Des modèles économiques différents

Avec l’augmentation du coût de la main d’oeuvre, certaines entreprises essayent de se passer au maximum d’opérateurs humains. C’est le cas de Tesla, fabricant américain de voitures électriques, qui produit des voitures “model 3” de manière entièrement automatisé :

Mais cette automatisation à outrance montre ses limites et n’apporte pas forcément les résultats attendus. En effet lors de la mise en route de ces chaînes de production, il est nécessaire de calibrer et de roder la machine. Durant ce temps, la chaîne ne peut produire, ce qui entraîne des pertes pour le propriétaire de l’usine.

De plus, automatiser entraîne la nécessité d’employer un nombre important d’ingénieurs et de techniciens spécialisés, qui sont mieux payés que des ouvriers. Tout automatiser n’est donc pas la solution pour toutes les entreprises, comme le montre ce graphique :

On peut voir que le coût explose si l’on cherche à automatiser totalement la production mais qu’un optimum est présent aux alentours de 36% d’automatisation. Ce graphique datant de 2008, les chiffres ont certainement changé, mais ce problème existe toujours. Toutes les entreprises n’ont pas le capital nécessaire pour investir dans des procédés automatisés : cela demande des fonds colossaux ou des emprunts importants qui mettent des années à être remboursés.